Parlons de la réduction du coût de vie ! par Amar Thiam (Rewmi)

 Parlons de la réduction du coût de vie ! par Amar Thiam (Rewmi)

Ces dernières années , compte tenu des crises qui secouent le monde,l’état du Sénégal injecte , des centaines milliards dans la subventions et les exonérations fiscales sur certains produits importés ( riz , huile , blé, etc) en vu de permettre aux ménages de ne pas sentir l’inflation.
En 2022 , L’huile, le riz et sucre ont connu une subvention de 76 millions d’euros. Considérée comme l’un des leviers essentiels de la croissance et pilier de notre stratégie de souveraineté alimentaire, l’agriculture a bénéficié durant la campagne 2022 d’importantes dotations sous forme de subventions pour les intrants, le matériel et autres équipements agricoles d’un montant de 80 milliards.
Le 24 mars 2024 un nouveau vent d’espoir renaît avec son lot d’attentes , d’engagements et de promesses parmi lesquels figure en bonne place, la diminution du coût de la vie dans les meilleurs , comme réitérait par le président Diomaye dans son adresse à la nation du 3 avril passé.
Dans sa dernière sortie le premier ministre Ousmane Sonko, semble prendre le contre pieds du président en appelant le peuple à garder encore son mal en patience , et d’attendre encore deux bonnes années pour chercher une SOLUTION dans le PROJET dont l’achèvement est prévu à la fin du troisième trimestre de l’année 2024 , le temps de trouver une direction pour atteindre d’abord l’autosuffisance alimentaire, en misant sur l’agriculture.
Le 15 mai était annoncé au plus tard pour annoncer la bonne bonne nouvelle , laquelle date le PM a choisi pour dire implicitement, l’incapacité de son gouvernement à réduire le coût de la vie.
Contrairement aux engagements répétitifs, avec des garanties fermes prises à chacune de ses prises de parole en tant qu’opposant, une sortie aux allures d’un aveu d’échec, dont certains qualifient de reniement ou wax waxet tandis que pour d’autres c’est le père de lanti système vient de comprendre la due réalité de l’exercice du pouvoir.
Effectivement monsieur le premier ministre,le Sénégal réunit toutes les conditions ( terres , eau , soleil, ressources humaines) pour atteindre sa souveraineté alimentaire . Mais pourquoi ça tarde à se concrétiser ,malgré une volonté affichée des différents régimes qui se sont succédés ?
Des milliers de milliards injectés pour l’achat de machines agricoles, d’intrants et de subventions aux producteurs. Pour moi l’heure est venue d’en faire une sur priorité, de mettre en place un plan de suivi quotidien , de s’assurer avec exactitude des futurs rendements pour pouvoir approvisionner le marché, d’élaborer une politique de commercialisation , d’aménager des unités de stockage pour les produits comme l’ognon et la pommes de terre , de promouvoir le consommé local entre autres mesures.
Depuis 2000 nous avons vécu des slogans du genre, plan REVA de Wade et la promesse d’autosuffisance en riz sous Macky, mais tous ces projets n’ont pas atteint leurs objectifs ,même s’il faut reconnaître que les différents régimes ont énormément investi dans le secteur de l’agriculture.

Maintenant comme il est clair que le régime du tandem Sonko Diomaye n’a pas les moyens de réduire les denrées de premières nécessité comme promis , il faudra rapidement classer cette promesse électorale dans la corbeille des appels à candidatures , pour s’attaquer rapidement à l’augmentation du pouvoir d’achat pour atténuer la souffrance des Sénégalais et freiner la déception généralisée, seul moyen de garantir à cette jeunesse un avenir meilleur chez eux, pour reprendre son SE Bassirou Diomaye Faye.
_ En repassant fondamentalement la politique d’accompagnement du secteur informel ,plus grand pourvoyeur d’emplois.
En rationalisant comme promis les directions et agences dédiées aux financements et l’emploi des jeunes avec l’ouverture desattaines dans chaque département. De s’assurer que ces directions et agences ne soient pas juste là pour satisfaire à une clientèle politique comme se fut dans le passé.
_ De veiller à l’effectivité des projets financés, et d’en ‘assurer le volet suivi , accompagnement et renouvellement des crédits.
_ De renforçer le secteur privé national, quand je dis secteur privé national, je ne parle pas du patronat composé de quelques hommes affaires, mais de répertorier les entreprises formellement constituées, qu’il faut renforcer et accompagner.
_De faire en sorte que la commande publique puisse être accessible à toutes les moyennes et petites entreprises jusqu’au bas de l’échelle.
_De casser le monopole, et de veiller à ce que les crédits trimestriels de l’administration ne puissent plus faire l’objet de détournement d’objectifs.
Cela permettrait à l’état de pouvoir se départir de la pression sociale, de rendre le propice le climat des affaires avec la création d’emploi par les entreprises aussi petites quelles soient et de collecter ces impôts et taxes .
Sans oublier la poursuite de la politique de valorisation des certains agents de la fonction dont les salaires méritent d’être augmentés.

Approuver le convenable, fustiger le blâmable notre philosophie.

Louga News

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