Le Conseil national de la jeunesse réclame une réforme urgente de ses textes.
Le Conseil national de la jeunesse du Sénégal (CNJS) appelle à une réforme immédiate de ses textes réglementaires pour devenir un organe véritablement représentatif. Son président, Ibrahima Sy, a souligné jeudi à Dakar l’importance de ce changement, en sollicitant l’appui matériel et financier de l’État.
“Nous demandons un soutien financier et matériel des autorités pour réformer les textes qui régissent le CNJS. Il est crucial d’établir un conseil digne et plus représentatif afin de mieux répondre aux préoccupations de la jeunesse sénégalaise”, a déclaré Ibrahima Sy.
Ces déclarations ont été faites lors d’une rencontre inter-régionale dédiée à la dissémination du diagnostic organisationnel et au partage du modèle de refondation du CNJS. Ibrahima Sy a insisté sur l’urgence de réformer les textes et de renouveler le Conseil, dont le mandat actuel est expiré depuis 2020.
“Face à la nécessité de renouveler le Conseil, nous constatons que les textes actuels ne répondent plus aux attentes de la jeunesse”, a-t-il affirmé. Il a rappelé qu’une demande de soutien a été adressée à la présidence dès l’expiration du mandat du bureau en 2020, afin d’obtenir les ressources nécessaires pour cette réforme et le renouvellement du bureau.
“Disposer de nouvelles réglementations est essentiel pour restructurer le CNJS et répondre efficacement aux préoccupations des jeunes Sénégalais”, a-t-il souligné. Avec une population composée à 70% de jeunes et 200.000 nouveaux demandeurs d’emploi chaque année, l’enjeu de l’emploi est primordial.
L’adjoint au préfet de Louga, Cheikhou Seydi, a salué la participation des présidents des conseils régionaux de la jeunesse de Louga, Matam, Saint-Louis et Dakar, soulignant l’engagement de l’État aux côtés des structures et associations de jeunesse.
“Le renouvellement des textes du CNJS est inscrit dans la feuille de route du gouvernement”, a-t-il assuré, ajoutant que l’État a toujours soutenu la jeunesse et répondu favorablement à leurs demandes. “Nous attendons avec impatience les conclusions de ces réformes. Une fois finalisées, nous les transmettrons aux autorités compétentes pour mise en œuvre”, a-t-il promis.
Louga News