‼️ NDIAMBOUR APPEL AUX LOUGATOIS par Abdoulaye Bao:
Il y’a des legs qu’il convient de sauvegarder impérativement. L’Association Sportive, Artistique et Culturelle le Ndiambour est de ceux-là.
Il ne s’agit pas ici de revenir sur les péripéties ayant conduit le Club dans le sous-sol du National 1 ou de pointer le doigt sur qui que ce soit. Il est seulement question de plaider pour un nouvel élan et une unité retrouvée autour des valeurs fondatrices de cette entité qui a tant fait notre fierté. Jamais Louga ne devrait manquer de présence à l’appel des étages supérieurs du football sénégalais.
Seulement, comme dans toute existence, il y a des hauts et des bas. Dans le sport comme dans d’autres domaines, tomber peut valoir du bien si cela se traduit par une volonté et une détermination à se relever. Ce qui, il faut le souligner pour le regretter, fait manifestement défaut aujourd’hui à Louga. Et c’est cela qui inquiète.
Même si avec le temps beaucoup d’autres associations sportives ont vu le jour sur les flancs de l’Asac, celle-ci se doit de demeurer fédératrice en tant que porte-étendard des ambitions footballistiques du terroir. Plus que l’affirmation d’un désir exalté, c’est un fil presque sacré que nous, acteurs et témoins du présent, devrons nous interdire de rompre.
De Talibouya Dieng à Abdoulaye Sow, en passant par Boubacar Sy, Dame Cissé, Mansour Bouna Ndiaye, Alfousseyni Sané, Daby Diagne, Magued Diouf, Maniang Faye, Boubacar Gaye, Ousmane Seck, Mafall Fall, Gaston Mbengue, Moustapha Diop, et votre serviteur qui a coordonné un comité ad hoc de transition, l’Asac était sensée être et aujourd’hui encore plus que jamais un réceptacle d’énergies vibrantes et seul identifiant du “Bokk doolé ci waar wi”. Elle ne peut être la propriété d’une personne ou d’un clan. Elle ne peut être qu’un héritage commun à tous les fils du Ndiambour. Comprendre cela, c’est oublier nos petites personnes et nous focaliser sur le seul intérêt supérieur de ce qui nous rassemble.
J’en appelle alors humblement, à l’actuel Président au premier chef, à tous et à toutes, à faire preuve de dépassement, de résilience et de lucidité pour remonter la pente, retrouver notre place dans l’élite du football sénégalais, et pouvoir toquer encore à la porte de l’Afrique. Et cela passe nécessairement par ranger les états d’âme et les égos dans les placards de l’accessoire pour ne considèrer que l’essentiel. C’est à dire comment faire pour que l’Asac Ndiambour retrouve au moins son lustre d’antan.
La responsabilité étant collective, cette mission incombe à nous tous. S’en donner le courage, c’est contribuer à faire sa part du boulot.
Fraternellement.
Abdoulaye BAO.