Ousseynou Kama, président (ANAIDES)se prononce sur sa nomination.
C’est avec un grand honneur et reconnaissance que j’ai accueilli mon élection à la présidence de l’association nationale des Assistants Infirmiers du Sénégal – AIE à l’issue de sa deuxième assemblée générale ordinaire.
En effet, en 2002, faisant l’évaluation du programme de développement intégré de la santé (PDIS) 1998-2002, l’Etat avait fait le constat amère du déficit criard de personnel infirmier malgré le l’autorisation d’un recrutement exceptionnel de 250 agents par an.
Ce défit avait pour conséquence
1- la fermeture de 70 postes sur les 230 nouvelles créations
2- Le non respect du ratio personnel/structure prévu par le PDIS
3- Le dysfonctionnement de l’administration à assurer la continuité des soins.
A ces problèmes identifiés, l’Etat avait proposé deux solutions.
1- renforcer le bloc scientifique de l’école nationale de développement sanitaire et social ( ENDSS/ Sante – News !) pour doubler sa capacité d’accueil
2- décentraliser la formation du personnel infirmier par la création des centres régionaux de formation en santé( CRFS) par décret N°2002-1182 du 23 décembre 2002.
Compte tenu de l’urgence, il était question de former dans ces CRFS, sur 2 ans un personnel infirmier capable de servir dans toutes les structures sanitaires pour combler le gap en personnel de soins infirmiers.
Étant donné que le nombre des années de formation (2 ans) était différent de celui des infirmiers d’Etat (3 ans) même si le niveau de recrutement par voie de concours était le même ( BFEM), il fallait donc trouver un nom à ces agents.
C’était ainsi qu’ils ont trouvé le terme assistants infirmiers. Qui, il faut le rappeler, ne sont pas des assistants des infirmiers mais des infirmiers à part entière.
Depuis donc depuis 19 ans, puisque la première promotion est sortie en 2005, ces braves agents ont contribué non seulement à combler les gaps mais aussi à améliorer considérablement le niveau des indicateurs de santé.
Mais paradoxalement ces assistants infirmiers sont confrontés à plusieurs problèmes de différents ordres entre carrière quasi inexistante, surexploitation, chômage, etc…
Conscient de ces difficultés, les assistants infirmiers ont décidé de s’organiser et d’alerter le gouvernement du Sénégal en premier le Ministère de la Santé et de l’Action sociale sur leur sort.
C’est donc à l’issue de la deuxième assemblée générale de l’association tenue ce 29 Juin 2024 à Kaolack que j’ai été porté à la tête de cette organisation.
Je lance donc un appel aux autorités compétences, à l’ensemble du personnel de santé d’une manière générale, à porter une oreille attentive à nos revendications légitimes.
Je remercie mes collègues pour la confiance placée en ma modeste personne, et prie Qu’Allah SWT nous guide dans cette mission.
Ousseynou Kama, président de l’association nationale des assistants infirmiers diplômés d’Etat du Sénégal ( ANAIDES)