A quand la réhabilitation de la route Louga-Touba passant par Ndiagne ?

Prendre ma plume pour écrire sur l’état de cette route dont l’emprunt constitue aujourd’hui la croix et la bannière, est l’ultime recours à ma portée pour faire entendre cette préoccupation de plus de dix ans.
Les populations qui l’empruntent quotidiennement, ont utilisé tous les canaux de communications possibles pour appeler au secours car actuellement, pour elles, soucis ne peut être plus grand et plus urgent que celui-là.

Hélas, jusqu’à présent, cette demande n’a pas encore trouvée une oreille attentive soucieuse du bien-être des milliers d’âmes qui utilisent cette route pour divers besoins. Les usagers de la route sont obligés de rouler au pas puisqu’elle est tellement dégradée que l’on croirait rouler sur des tôles ondulés tout au long du trajet. Les transporteurs et les automobilistes qui doivent, chaque jour, prendre cette route, tâtent mètre par mètre pour ne pas endommager leurs carrosseries. Le soir, les choses se corsent davantage parce qu’avec l’insécurité ambiante, surtout dans la brousse, rouler doucement peut être dangereux.

L’état de dégradation de cette infrastructure routière, qui n’a que trop duré, est indigne d’un axe aussi stratégique que Louga-Touba et porte un coup dur aux populations des zones concernées.
Sur le plan économique, le constat est amer. Toutes les activités génératrices de revenus dans les localités concernées, sont au ralenti parce que dépendant  intimement du transport qui est le socle de toute activité économique.

Les marchés hebdomadaires communément appelés « Louma » de Ndiagne, Koki et Thiaméne n’ont plus leur lustre d’antan. Ces lieux de commerce qui permettaient, jadis, à toutes les composantes des populations de gagner dignement leur vie, se tiennent aujourd’hui dans un environnement morose. En effet les agriculteurs ne peuvent plus y acheminer leurs productions, les éleveurs peinent à transporter leurs bétails et les commerçants préfèrent rester dans leurs localités respectives pour éviter d’emprunter la route.

Sur le plan sanitaire, le mal est plus profond. A cause de l’état de la route, des dizaines de malades perdent, chaque année, la vie sur cet axe, au cours de leur évacuation vers l’hôpital régional de Louga à cause d’un manque terrible de structures sanitaires de haute facture qui pourraient les prendre en charge dans leurs localités.

Etant donné que beaucoup de populations des départements de Louga, Linguère et Kébémer sont affectées par ce fléau, nous interpellons les autorités en charge des infrastructures de transport.
A travers ce cri du cœur, je tiens à préciser qu’une simple opération de bouchage des nids-de-poule constituerait un gaspillage de l’argent du contribuable sénégalais compte tenu de l’âge de cette route et de l’ampleur des dégradations.

Par conséquent, nous souhaitons la réhabilitation totale de cette route à travers le Programme d’Entretien Routier Annuel (PERA) ou le Programme Triennal d’Investissement Publics (PTIP) d’une structure étatique qui œuvre dans le domaine des travaux routiers, ce qui fera renaitre, sans nul doute, le dynamisme économique des communes affectées qui constituent une bonne partie des populations de la Région de Louga.

Ousmane THIAM
Ingénieur polytechnicien
E-mail: thiam.ouze@gmail.com8

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